pages 20/21- Jacques Pyon

 

Macabres, comiques, grandioses, paumés, squelettiques et burlesques, les corps de ses images existent déjà de l’autre côté, mais Jacques Pyon les découvre à force de frotter, de gratter et de creuser l’éther qui se tient face à lui comme un gigantesque miroir d’eau givrée. Son tracé spiralé témoigne d’un psychédélisme sobre, d’une hallucination lucide, qui draine les figures sans cesse formées puis dissoutes d’un principe générateur perpétuel. Lac de souvenir, puits de l’imagination de l’humanité passée, l’œuvre de Pyon est abstraction de lumière et concrétisation des formes. Au cœur de ce court-circuit de tous les chemins mentaux, où l’hypnagogique et la veille échangent leurs forces respectives, une Déesse qui apparaît et disparaît sans cesse, comme une comptine des temps jadis, comme un poème visionnaire.
Pacôme Thiellement

http://jacquespyon.free.fr/

 

 

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