Catégorie : Cirque

STEAM a effectué son premier vol au départ de la Porte des Lilas

STEAM, le dernier né du Cirque Electrique, a pris son premier envol jeudi 13 juin. « Le spectacle se comporte extrêmement bien en vol », a assuré le pilote britannique Tapman, environ une heure après le décollage du chapiteau « Big Top ». Il était assisté du Français Johan Sautereau dit Tetaar, pilote d’essai depuis 2003, et du mécanicien navigant d’essai Jérôme Chalex. Les ingénieurs, Nelson Caillard, Robin Auneau, Tarzana Fourès, Lalla Morte, Séverinne Bellini, Hervé De Keulenner ont pris place à l’arrière.

Sur ce collage didacticiel réalisé par l’artiste Fredox pour les élèves de l’Académie de l’Equilibre, on reconnait, à l’arrière-plan, deux engins élévateurs du chapiteau « Big Top ».

Plusieurs milliers de salariés de grand cirque parisien ont applaudi lors de la prise d’élan sur l’esplanade de la Porte des Lilas.
Huit ans après le lancement du programme destiné à concurrencer le Cirque de Pékin et le Cirque du Soleil sur le marché mondial du divertissement familial, le Cirque Electrique entame ainsi sa phase – aussi incertaine que délicate – des essais en vols, avec un an et demi de retard sur le calendrier initialement prévu.

Steam redemarre malgré une importante fuite de vapeur

La fuite de vapeur assourdissante survenue dans l’unité 2 du Cirque Electrique n’aura pas de conséquences sur le redémarrage des installations. Mercredi vers 15 h 25, une fuite a été entendue aux alentours de la Porte des Lilas à Paris. Elle n’aura pas de conséquence en termes de sécurité sur la remise en marche du spectacle STEAM qui est prévu jeudi vers 21 h.

« Il s’agit d’un réglage qui n’aura de conséquence ni sur la sureté, ni sur la sécurité des personnes mais qui est assez sonore », a expliqué Cécile Mulot, la directrice du Cirque Electrique.

L’Agence fédérale de contrôle des divertissements (AFCD) a donné son feu vert au redémarrage de STEAM il y a environ deux semaines.

Les Chapiteaux 1 et 2 avaient été mis à l’arrêt l’été dernier à la suite de la découverte de microfissures dans les cuves.

Le chapiteau 1, dit « Big Top » a quant à lui déjà été relancé. Il produit à nouveau de la vapeur depuis lundi en fin d’après-midi. Fredox, notre photographe sur place, a réalisé cette image de l’installation mercredi vers 15h30. Visiblement, tout est en parfait état de fonctionnement.

Représentations : du 13 Juin au 14 Juillet 2013
Du Mercredi au Samedi à 21h et le Dimanche à 17h

 

 

Steam dessiné par Fredox

 STEAM c’est l’Europe en déclin, une faillite totale d’un cirque, d’un pays ou d’un continent, époque du non retour, un bug numérique des humains, perte de mémoire mélancolique, AMBIANCE, recréation des idées et d’une musique animale, une traversée urbaine dans un monde sans faiblesse. seul toujours tout seul – STEAM n’a pas de religion.

STEAM, dessiné par FREDOX pour Equilibre Optimum, c’est la vapeur- la matière- la buée – un brouillard électrique ,où les formes, le sens des images et des idées, vaporeuses, se révèlent et se propagent lentement… STEAM est un spectacle de cirque sous chapiteau, s’inspirant d’une époque post-insdustrielle- la notion de temps est approximative- la narration se crée autour de la vapeur.

Représentations : du 13 Juin au 14 Juillet 2013
 Du Mercredi au Samedi à 21h et le Dimanche à 17h

Éléments pour Reproduction Dangereuse (version 0.0)

Le pouvoir qui contrôle la capitale est constitué de scientifiques idéalistes angoissés par la gestion d’une crise permanente. Les scientifiques au pouvoir et leurs techniciens sont sélectionnés pour leur capacité à improviser des solutions d’urgence face aux dérégulations sociales, environnementales et économiques les plus graves. Ils ne manquent pas d’idées, n’y de travail, mais leurs idées doivent être obligatoirement testés scientifiquement avant d’être mise en application. De nombreux projets sont en cours d’évaluation. Ils sont ultra-secrets pour la plupart.

Le coût de ces recherches expérimentales est considéré par beaucoup comme la cause principale de la crise. Les représentants des classes moyennes qui demandent des comptes depuis longtemps sur ces expérimentations secrètes, excédés de ne jamais recevoir de réponses, complotent pour renverser le régime.

La jeunesses des classes aisées s’habillent avec excentricité. Elle ne fréquente que les écoles et les lieux de loisirs qui lui sont réservés.

La société est formés de castes d’inspiration folklorique enclavées dans des quartiers sécurisés.

Habituellement, l’étude des arts, considéré comme un loisirs de luxe, n’est accessible qu’aux enfants des hauts fonctionnaires. Jensen a été exceptionnellement accepté dans la plus prestigieuse école d’art car il dessine, d’aprés nature et de mémoire, avec une précision supranormale depuis son plus jeune age.

Les citoyens autorisés à vivre en ville respecte un code de comportement social réglementé. Tout manquement à ce code comportemental est passible d’exclusion immédiate. L’exclusion peut frapper les citoyens des classes moyennes comme ceux des classes les plus aisées.

En dehors des villes sécurisés, reliées entre elles par un réseau de tunnels commence le no man’s land. Il s’agit d’une immense zone géographique, désertée à la suite d’une catastrophe environnementale. Le pouvoir central n’a plus les moyens d’y exercer son autorité. Les frontières sont réduites autour de mégapoles d’activités spécialisées ; industrie, santé, éducation, recherche scientifique. Les mégapoles sont devenus des micro-états corporatistes. Seules les classes les plus aisées et leurs collaborateurs peuvent circuler librement entre les mégapoles. La circulation des classes moyennes est réduite par de nombreuses prérogatives. Il faut être malade pour se rendre dans la cité de la santé, en vacances pour aller dans celle des loisirs, cobaye ou chercheur pour visiter la cité des sciences. Malgré ces quelques restrictions, la plupart des citoyens sont heureux de leurs conditions de vie.

Les classes défavorisées n’existent plus dans les grandes villes, elles survivent dans le no man’s land où cohabite une population extrêmement disparate constituée de tous les inadaptés à l’organisation des mégapoles. Souvent regroupés en bandes ou en familles, les habitant du no man’s land sont pour la plupart des nomades qui se déplacent en squattant les infrastructures urbaines abandonnées pendant la catastrophe environnementale. Dans certains endroits, tout fonctionne encore comme si l’énergie était inépuisable. Les groupes installés dans ce genre de résidences se sédentarisent et protègent leurs territoires. Les médecins sont rares dans le no man’s land, le moindre accident ou une infection bénigne peut avoir de graves conséquences.

Les zones les plus organisée du no man’s land gardent des contacts sporadiques avec l’autorité centrale. Elles sont considérées par les mégapoles comme des implantation pionnière d’une éventuelle revitalisation du territoire.

Une multitudes de villages parsème les vallées qui abritaient les anciennes plantations hydroponiques. Remisent en activité par une nouvelle génération d’ingénieurs agronomes, elles commencent à alimenter les mégapoles en produits frais. La population est devenu en grande majorité végétarienne après la première grande épidémie bovine. L’abattage totale du cheptel bovin a été la seule solution pour éradiquer l’infection virale transmissible à l’homme. Les poules et les cochons furent ensuite éliminés par prévention des les premières alertes épidémiques. De nombreuses anciennes races d’animaux domestiques sont complètement éteintes. Le cheval, l’autruche, le chien et le chat sont les seuls mammifères à avoir échappé à l’éradication massives des espèces proches de l’homme. Les autres espèces, dites sauvages, n’étant depuis longtemps plus présentes que dans les banques de séquençage ADN de la cité des sciences.

Souvent clochardisés, les derniers humains carnivores ne sont intégrés à aucune bande, ils survivent souvent seuls en chassant les mammifères de plus en plus rares et contaminés comme les chiens ou les chats. Pour de nombreux exclus qui ont survécu à cette période, il s’agit de souvenirs difficiles à évoquer. Jensen est passé par là avant de rencontrer Fulcanelli. Une étude du bureau du recensement affirme que 76% des exclus décèdent pendant les quinze jours qui suivent leur entrée dans le no man’s land. Selon un organisme chinois indépendant, ce pourcentage serait bien plus élevé. Pour cette raison, d’immense zones du no man’s land sont encore totalement désertes et ceux qui prétendent les avoir exploré racontent des histoires que personne ne croit.

Aprés la catastrophe écologique, les habitants du no man’s land se sont rapidement familiarisés avec les modification du climat, de la faune et de la flore. Plus rien ne les étonnent. Les amoureux attendent l’apparition d’un ciel illuminé de micro-particules luminescentes pour se déclarer leur flammes et ils s’offrent des fleurs qui sont loin de ressembler à des roses ou des marguerites.

Fulcanelli élabore une théorie scientifique pour expliquer le bouleversement écologique dont il assure la nomenclature et la description systématique. Son programme de recherche est financé par les édiles de l’autorité centrale avec qui il entretient des relations privilégiées. Il possède un laisser passer pour circuler entre les mégapoles. Fulcanelli est passionné par la vie des grands découvreurs. Il admire surtout Isaac Newton dont il se croit, lorsqu’il est très fatigué ou enivrer, la réincarnation. Il s’imagine alors le père d’une nouvelle théorie universelle totalement révolutionnaire sans jamais réussir à la formuler une fois l’ivresse passée.

Education corporelle et artistique par Tanino Liberatore

L’Académie de l’Equilibre est à l’origine une ONG, créée en 2010, qui promeut un « cirque social » et pluridisciplinaire: à travers exercices physiques, trapèze, jonglage, équilibrisme ou chorégraphie, elle entend « apporter une éducation corporelle et artistique » à des enfants et jeunes défavorisés.

REPRODUCTION DANGEREUSE

ATELIER ECOLE DE DESSIN / INTERIEUR / JOUR

En gros plan, une main achève un dessin sur une tablette tactile. L’image achevée est immédiatement partagée, elle circule de tablette en tablette autour d’une table de travail où sont rassemblés des étudiants en art très élégants. Le dessinateur est félicité par la joyeuse assemblée. C’est Jensen, le héros de cette histoire, il porte un uniforme en toile brute coupé comme un bleu de travail constructiviste avec des décorations discrètes sur la poitrine. On comprend à son costume qu’il n’appartient pas à la même classe sociale que les autres étudiants qui portent des habits plus élégants.

INSERT

Une série de plans montre que l’image qui amusait les étudiant fait le buzz partout en ville.

Tous ses lecteurs éclatent de rire à la vue de l’image.

- des étudiants sur un campus.

- des ouvriers sur une chaîne de montage.

- des militaires à la caserne.

COULOIR ADMINISTRATION/INTERIEUR/NUIT

Un fonctionnaire en uniforme avance dans un couloir en regardant sa tablette et rigole lui aussi. Il pousse une porte qui se referme après son passage.

BUREAU ADMINISTRATION/INTERIEUR/NUIT

Le fonctionnaire donne sa tablette à un collègue jeune et décontracté assit derrière un bureau.

LE FONCTIONNAIRE

Vous avez le nom du dessinateur ?

LE FLIC (excité)

Yukawa. Regardez plus loin. Y’a une autre image.

Le fonctionnaire se marre en découvrant l’image suivante. D’un des tiroirs, il sort un dossier où la photo de Jensen est agrafée en face profil, on y lit: Jensen Yukawa II, étudiant à l’académie supérieure de peinture. Le fonctionnaire s’empare d’un tampon sur son bureau et oblitère, en énorme, la couverture du dossier avec les mots :

REPRODUCTION DANGEREUSE

Le fonctionnaire glisse le « dossier Yukawa » dans un casier qui porte l’inscription : EXPULSION IMMEDIATE.

POSTE DE DOUANE /EXTERIEUR NUIT

Jensen fait la queue avec d’autres expulsés devant un poste de douane. C’est l’ultime contrôle. Derrière le grillage électrifié qui court sur des kilomètres commence le no’mans land. Des vendeurs à la sauvette harcèlent les expulsés en leur proposant divers produits: Armes, nourriture, couvertures. Une famille devant lui achète une carabine. C’est un couple avec un bébé. Ils portent des costumes de notable.

LE PERE (à Jensen)

Vous allez où?

JENSEN

Je ne sais pas.

LA MERE

Nous, on va vers la côte… J’ai entendu dire qu’il fallait se grouper… L’intérieur des terres est très dangereux… (avec un air malin) C’est ce qu’ils racontent.

La famille arrive devant le barrage de police. On inspecte leurs bagages. Un flic sort un luxueux disque dur de la couche du bébé qui hurle.

LE FLIC (avec le collier)

C’est pas de la merde.

Les flics obligent la famille à se déshabiller entièrement. La fouille des flics s’avère très fructueuse, un vrai trésor s’entasse sur la table ; argent bijoux, gadgets hitech. La mère, nue, son enfant dans les bras, prend à partie le service d’ordre.

LA MERE (folle de rage)

Vous n’avez pas le droit ! C’est à nous. (Repoussée, elle perd l’équilibre et tombe par terre avec son bébé dans les bras.)

Un officier élégant l’aide à se relever. Les douaniers, après avoir restitué les effets sans valeur et la carabine récemment achetée, les pressent de se rhabiller, puis leur font signe de déguerpir.

Jensen passe le contrôle à son tour, sa puce sous-cutanée d’identité est désactivée par l’officier élégant.

L’OFFICIER (souriant)

Bon voyage.

APRES LE BARRAGE / EXTERIEUR NUIT

Des expulsés sur le départ font leurs derniers préparatifs avant de se mettre en route. Un homme se détache du groupe et accoste la famille qui vient de franchir le barrage devant Jensen.

L’HOMME (au père)

Nous avons constituer un groupe… Venez avec nous… On a des armes.

LE PERE

Moi aussi ! (Il montre fièrement sa carabine)

Jensen s’approche d’eux.

JENSEN (au père)

Vous allez où ?

L’HOMME (au père)

Vous le connaissez ?

LE PERE

Non, il était derrière nous au barrage.

L’HOMME (méfiant à Jensen)

T’as pas d’arme ?

JENSEN

J’ai rien, et je ne sais pas où aller. Je préfère rester avec vous.

L’HOMME

Et moi, je ne veux pas de toi.

Il tourne les talons et rejoint son groupe qui se met en route.

LE PERE (très ennuyé à Jensen)

Il ne veut pas de vous.

JENSEN

C’est pas grave…

LE PERE

Alors, on vous laisse… Bonne chance.

La famille court derrière le groupe qui a déjà pris de l’avance

ROUTE / EXTERIEUR JOUR

Jensen marche seul le long de la route. Il traverse des zones industrielles désertes et des espaces verts. Le paysage est triste. Il pleut.

Au détour d’un virage, Jensen découvre plusieurs cadavres sur le bas coté de la route. Il reconnaît la femme maltraitée au poste de douane. Elle est morte, comme son bébé encore dans les bras. Plus loin, son mari, avec une balle entre les deux yeux. Epouvantée, Jensen quitte la route et s’enfonce dans les fourrés.

PLAGE/EXTERIEUR/NUIT

Jensen crasseux, avec une barbe de plusieurs jours et les vêtements en haillons, campe dans l’épave d’un bateau échoué sur la plage. Il regarde une ligne d’éoliennes qui traverse, au large, l’horizon. La plupart sont arrêtées, certaines sont effondrées.

Un chien squelettique surveille le campeur à distance. Jensen secoue sa main, comme s’il lui tendait une friandise pour l’attirer. L’animal jappe craintivement.

JENSEN (au chien)

Viens, c’est pour toi… Allez, n’ai pas peur.

Le chien ne résiste pas et s’approche en remuant la queue. Jensen assomme l’animal avec une barre en fer qu’il cachait derrière son dos.

Jensen dépèce une cuisse du chien et croque dedans avec délice.

SUR LA PLAGE/EXTERIEUR/AUBE

Les vagues déferlent dans un va-et-vient incessant de mousse et de détritus. Jensen dort dans l’épave du bateau. Le professeur Fulcanelli apparaît, en haut de la dune qui longe la plage, c’est un homme d’un certain âge habillé en noir. Il tient un filet à papillon et, en bandoulière, il porte le cylindre à échantillons des chasseurs de lépidoptères. Fulcanelli scrute la plage avec attention. Sur le sable doré est posé un minuscule papillon blanc dont les ailes frémissent dans le vent. Le professeur s’approche doucement, le filet en l’air, pour capturer l’insecte. Au dernier moment, l’insecte s’envole. Le chasseur le poursuit en courant. Le papillon se pose sur le bastingage déglingué de l’épave où dort Jensen. Le dormeur est emmitouflé dans des cartons et des sacs en plastique ramassés sur la plage. Fulcanelli n’ayant pas vu que l’épave était habitée, grimpe sur le pont et abat son filet sur l’insecte qui une fois de plus s’esquive. Le filet qui manque son but frappe violemment le paquet de cartons où dort Jensen.

Réveillé brutalement, Jensen pousse un grand cri.

FULCANELLI (surpris, sort une arme)

Vous êtes seul ?

JENSEN (terrifié)

Oui.

Fulcanelli regarde aux alentours, suspicieux. Il prend un air dégoûté en voyant les restes du chien consommé la veille par Jensen.

PARC FULCANELLI/EXTERIEUR/JOUR

Au bout d’un grand parc s’élève un chapiteau de cirque adossé à des container reliés entre eux par des escaliers en colimaçon, c’est le manoir de Fulcanelli. Il a sans doute été repeint par des taggers mais cela remonte à plusieurs décennies. Tout autour, pelouses bien entretenues, massifs de fleurs et jardin potager. Des fermiers y travaillent. Ils saluent Fulcanelli et portent un regard soupçonneux sur Jensen qui marche à ses cotés. Les deux hommes avancent le long d’une allée vers le manoir. Le parvis de l’étrange habitation est encombré de tentes et d’abris de fortune. On dirait un camp de réfugiés.

FULCANELLI

Que pensez-vous de mon petit univers ?

JENSEN

…! Vous êtes riche ?

FULCANELLI (éclate de rire)

Oh non ! Je suis seulement protégé par les autorités. Mes recherches sont utiles pour l’avenir. Enfin, c’est eux qui le disent. Je travaille sur la classification des mutations récentes de la faune et de la flore. Vous vous intéressez à la nature ?

JENSEN

Je m’intéresse à tout.

FULCANELLI (étonné)

Que faisiez-vous en ville ?

JENSEN

J’étais le meilleur élève de l’Académie supérieure de peinture.

FULCANELLI

Incroyable !

Suivez-moi jeune homme.

Ils empruntent l’escalier en colimaçon grinçant qui mène aux étages supérieurs de l’habitat préfabriqué. Fulcanelli lève les yeux au ciel et grommelle entre ses dents.

Il s’arrête brusquement au milieu des marches et se retourne presque menaçante vers Jensen.

FULCANELLI

Nous avons surpris notre dernier visiteur en flagrant délit de vol. Maintenant nous sommes sur nos gardes.

Sur le parvis se sont rassemblés plusieurs fermiers, la fourche, la pelle, le sécateur à la main, ils observent avec suspicion Jensen qui gravit l’escalier.

SALLE A MANGER/INTERIEUR/JOUR

Nous sommes au dernier étage du manoir préfabriqué, le plafond en partie effondré est bâché par des toiles en plastique translucide. Le long des murs, des tables de travail sont couvertes d’appareils scientifiques, d’échantillons divers dans des bocaux, de consoles d’ordinateurs éteintes. Sur les cloisons rouillées sont punaisées des photos d’insectes et de détails de plantes inconnues. Ces images sont couvertes de graphiques scientifiques.

Au centre de la pièce, Fulcanelli et Jensen assis autour d’une grande table, finissent leur repas. Jensen englouti tout ce qui reste dans les plats sous l’œil amusé de Fulcanelli. Dans un coin, un fermier semble assoupi.

FULCANELLI (en quittant la table)

Je ne croirai votre histoire qu’en vous voyant dessiner…

Fulcanelli ramasse une feuille et un crayon sur une tablette et les pose devant Jensen. Le jeune homme ne s’arrête même pas de manger.

FULCANELLI

Vas-y ! (il indique un scarabée épinglé sur une planchette) Dessine moi ça.

JENSEN

Ils m’ont expulsé à cause de mes dessins. J’ai plus envie d’en faire.

Le fermier débarrasse la table en bousculant Jensen. Il est manifestement agressif envers lui. Jensen grappille encore dans les assiettes qu’on lui retire.

FULCANELLI

Dommage, j’aurais pu éventuellement utiliser votre savoir-faire.

Fulcanelli arrache une photo du mur et la pose sur la table débarrassée. Comme il n’y a plus rien à manger, Jensen s’y intéresse. C’est une photo 3D de fleur.

JENSEN(en appréciant)

Jolies couleurs.

FULCANELLI

Oui, elle est très belle, mais c’est la dernière. (il montre ses instruments) Ici plus rien ne fonctionne.

Si tu es vraiment un bon dessinateur, j’ai du travail pour toi.

Jensen porte la main à la poche intérieure de sa veste. Croyant le geste suspect, Fulcanelli fait un pas en arrière. En fait d’armes, Jensen sort un tablette tactile à l’écran félé.

JENSEN

Ils m’ont expulsé à cause de ça.

Il le donne à Fulcanelli qui l’allume. C’est l’image de Jensen. Fulcanelli éclate de rire comme la plupart de ceux qui l’ont vu avant lui. Le fermier regarde la tablette par derrière l’épaule de Fulcanelli. Fulcanelli l’éteint.

FULCANELLI (au fermier)

Tu peux y aller.

Le fermier hésite. Fulcanelli le pousse vers la porte.

FULCANELLI (en secouant la blette félée) Ils sont plus vrais que nature. Si vous n’êtes pas fou, détruisez-la ! Nous sommes très tranquille ici…(puis doucement, sur le ton de la confidence)

L’heure n’est plus à ce genre de chose. Il y a énormément à faire avant ça.

JENSEN

C’est un point de vue.

Fulcanelli rend la tablette à Jensen.

FULCANELLI

Si vous ne voulez pas dessiner pour moi, partez tout de suite… On ne veut pas de parasite ici.

Fulcanelli ouvre la porte et montre la sortie. Jensen est surpris par la brutalité de son interlocuteur.

JENSEN

Je vais dessiner pour vous.

FULCANELLI (Il allume une machine et fait signe à Jensen d’y mettre sa tablette). Allez-y… dedans.

Jensen s’exécute. C’est une broyeur hitech. La tablette se transforme en confettis pailletés. Jensen ramasse les confettis, il souffle dans la paume de sa main. Les confettis s’envolent.

FULCANELLI (en essuyant sa redingote noire couverte de confettis)

Les insectes, les plantes, la nature. Voilà la meilleure des sources d’inspiration.

JENSEN

Pour un temps.

ATELIER DU MANOIR/INTERIEUR/JOUR

La pièce pleine d’instruments en panne s’est transformée en atelier de peinture. Jensen est au travail. Il dessine sur une grande toile un papillon dont il copie les détails en étudiant un spécimen à l’aide d’un vidéoscope bricolé. Fulcanelli range les échantillons qui encombrent son bureau. Il regarde avec satisfaction le dessin de Jensen prendre forme.

ATELIER DU MANOIR/INTERIEUR. AUBE

Jensen a passé la nuit à peindre le spécimen. On dirait une photographie tellement l’image est précise. L’aube se lève, Jensen se dégourdit les jambes. Il est ankylosé et s’étire. Il s’approche des baies vitrées de l’atelier qui donnent sur le campement installé autour du parvis. Tout est calme. Il observe le soleil qui irise la ligne d’horizon en écoutant les premiers chants d’oiseaux. Dans le paysage, un mouvement attire son attention. Il prend son videoscope pour scruter la ligne des dunes qui borde la plage. Une colonne d’hommes avance vers le manoir.

BIBLIOTHEQUE/AUBE

Des livres couvrent les murs. Fulcanelli est endormi sur une méridienne, un livre ouvert sur la poitrine. Jensen le secoue.

JENSEN (effrayé)

Professeur… Réveillez-vous !

FULCANELLI

Quoi ! Qu’est ce qu’il y a ?

PLATE FORME DE L’ESCALIER/EXTERIEUR. JOUR

Fulcanelli observe la colonne avec le videoscope. Il déclenche une sirène d’alerte accrochée au-dessus de la porte. Fulcanelli descend quatre à quatre les marches de l’escalier et court entre les tentes du camp en criant.

FULCANELLI

Costigan est de retour ! Costigan est de retour !

Le cri, répercuté par les hommes qui se réveillent, passe de tente en tente. Des enfants frappent dans des casseroles en scandant : Costigan ! Costigan ! En quelques secondes, le village de tentes est en ébullition. Un cortège de charrettes s’improvise et fait route vers la colonne d’hommes qui avance dans le lointain. Jensen suit le mouvement.

RASE CAMPAGNE/EXTERIEUR/JOUR

Les deux colonnes se rejoignent. Effusion de joie. Les gens s’embrassent. Les nouveaux arrivants sont habillés en uniformes de marine. On reconnaît le Capitaine Costigan à sa casquette. À ses côtés, une jeune femme embrasse Fulcanelli. Elle porte un foulard sur la tête à la manière des pirates, un baudrier incrusté de pierres précieuses sur une combinaison de plongée et des grandes bottes en plastique à motifs géométriques. Elle s ’appelle Tahira.

FULCANELLI (en indiquant la jeune femme à Costigan)

Ta fille ?

COSTIGAN

Oui, et elle sait manier le sabre comme sa mère… Fais- moi confiance.

Il mime avec sa fille un combat à l’épée sous les rires de l’assistance.

Fulcanelli apercevant Jensen lui fait signe de venir.

FULCANELLI (aux marins)

C’est Jensen Yukawa, un artiste. (à Jensen, en tapant sur l’épaule de Costigan) Le capitaine Costigan.

Le capitaine Costigan embrasse Jensen comme s’il le connaissait depuis toujours.

COSTIGAN (à Jensen)

Ex-capitaine !

La jeune femme mime un moulinet d’épée sous le nez de Jensen. Effrayé, il fait un pas en arrière et tombe dans le sable.

LA JEUNE FEMME

Tu ne tiens pas sur tes jambes… (en l’aidant à se relever) Je m’appelle Tahira.

PLAGE/EXTERIEUR/JOUR

Le caboteur de Costigan est amarré à un ponton. Les charrettes sont alignées sur la plage. Les hommes vont et viennent, en transportant des marchandises du bateau aux charrettes.

PONT DU CHALUTIER

Fulcanelli et Costigan supervisent le déchargement en faisant le compte des marchandises.

FULCANELLI

Toujours pas de stockage numérique.

COSTIGAN (désolé)

J’ai cherché partout.

FULCANELLI

Et les plaques ?

COSTIGAN

Rupture de stock. Peut-être au prochain voyage…

FULCANELLI

Heureusement, Jensen est là, c’est un très bon dessinateur.

COSTIGAN

A ce point ?

FULCANELLI (non avec la tête)

Essayes d’en trouver. Quels que soient le prix.

COSTIGAN

J’ai une surprise pour toi !… Dans ma cabine.

CABINE DU CAPITAINE/INTERIEUR/JOUR

Costigan ouvre un coffre-fort et sort une boîte conditionnée. Fulcanelli déchire le film de protection avec un grand sourire de convoitise. Elle contient des lentilles optiques.

COSTIGAN

J’ai un service à te demander… Tu sais, à bord, c’est pas drôle tous les jours.

Fulcanelli prend une lentille et l’examine par transparence à la lumière du hublot.

FULCANELLI

Tu as les batteries ?

Costigan ouvre une cantine, il fouille et trouve une boîte blanche qu’il donne à Fulcanelli. C’est un carton de piles conditionnées.

FULCANELLI

La télécommande ?

Costigan montre à Fulcanelli que la télécommande est dans la boîte avec les lentilles.

COSTIGAN

Je préfère qu’elle reste quelques temps à terre. Elle sait faire plein de trucs…

FULCANELLI (en actionnant le jeu de lentilles)

Pas de problème. Elle est ici chez elle. Tu me le vend combien ?

COSTIGAN

C’est un cadeau.

PARVIS MANOIR/ EXTERIEUR/NUIT

au centre du parvis les marins de Costigan jouent une musique entraînante dans la lumière d’un grand feu. Les marins et les fermiers se lancent à tour de rôle des défis qui ressemblent à des chorégraphies acrobatiques. Jensen se promène dans le camp. Il essaye de se brancher sans succès avec les autochtones. Les gens semblent l’éviter. Personne ne lui parle. Les regards qu’il rencontre sont tous hostiles ou fuyants. Il voit Fulcanelli et Costigan au fond d’une tente en pleine conversation avec des femmes hilares. Fulcanelli est saoul, comme la plupart de ceux qui dansent autour du feu.

Jensen, à l’écart, observe Tahira qui plaisante avec des fermiers.

Un duel pour rire s’improvise entre Tahira et un grand fermier costaud. Les deux protagonistes, armés de bâtons se défient au centre d’un cercle de spectateurs très excités. Les bâtons claquent sous les assauts. L’homme a le dessus. Tahira est très rapide, sa technique de combat, très étrange, ne ressemble à rien de connu. Après une feinte de Tahira, l’homme s’écrase au pied des fermiers hilares. Jensen dessine sur son carnet des esquisses rapides du combat. Il ne voit pas que Fulcanelli s’est glissé derrière lui et regarde ses dessins.

FULCANELLI

A votre age, je serais tombé amoureux d’elle.

Le grand fermier costaud, vexé, se relève sous les rires de l’assemblée. Il semble très menaçant pour Tahira. Visiblement, il veut la réduire en miettes.

JENSEN (inquiet à Fulcanelli)

Il faut les arrêter, ça va mal finir.

FULCANELLI

Pas sur. Sa mère était une guerrière Taatshai.

JENSEN

Une guerrière Taatchai, je pensais qu’elles avaient été exterminées pendant la guerre éclair.

L’homme fonce comme un taureau sur Tahira qui l’esquive d’une feinte en lui faisant un croc en jambe. L’homme roule à terre une fois de plus. Elle lui saute sur le dos. Elle le chevauche, cela ressemble à un rodéo. Il réussit à la désarçonner et se jette sur elle. Corps à corps dans la poussière. Tahira immobilise l’homme avec une prise de Tadler. On entend ses cervicales qui craquent.

L’HOMME (en râlant de douleur)

C’est bon ! C’est bon ! On arrête là…

Les duellistes se relèvent sous les applaudissements et se saluent. Le public se disperse. Jensen a dessiné plusieurs images de la scène. Il feuillette rapidement son carnet. La succession des images fait penser à un dessin animé.

FULCANELLI (examine les dessins)

L’art fait partie de l’enseignement Taatchai au même titre que la danse et les techniques de combat. Elle est peut-être sensible à ton talent.

JENSEN (surpris)

Vraiment !

FULCANELLI (farceur)

Tu peux toujours te l’imaginer.

PONTON / EXTERIEUR JOUR

Tahira et des fermiers saluent Costigan et ses marins sur le point d’appareiller. La passerelle est tirée, les amarres sont lâchés.

PLAGE / EXT. JOUR

D’un haut d’une dune, Jensen et Fulcanelli observent de loin le départ du caboteur. Jensen, équipé du videoscope, s’intéresse à Tahira. La jeune fille est restée sur le ponton, elle regarde le caboteur de son père qui s’éloigne. Fulcanelli, pressé, fait signe à Jensen de le suivre. Les deux hommes descendent la dune. Après une marche silencieuse, ils s’arrêtent devant un étrange nid de crabes.

Le professeur Fulcanelli sort de son sac l’appareil offert par le capitaine Costigan. C’est un instrument optique qui permet de visualiser des agrandissements in vivo. Il pose un élément sur le nid et dispose une série de lentilles et de miroirs tout autour. Selon les angles, les images se diffractent. On peut même avoir une vue souterraine.

Les deux hommes tournent autour de l’installation optique.

JENSEN

Vous voulez toutes les vues ?

FULCANELLI

Non ! Seulement cet axe. Nous avons trop de retard. Demain nous étudions un nouveau périmètre.

Jensen installe son chevalet de campagne. Les crabes grouillent en gros plan dans une loupe du système.

PERIMETRE / EXTERIEUR. JOUR

Le périmètre est une zone luxuriante quadrillée par des câbles tendus qui limitent l’espace d’étude comme pour des fouilles archéologiques. Des tours construites en échafaudage dominent les quatre coins.

Partout des fermiers s’activent, prélèvent des échantillons et font des annotations. Les mutations sont visibles à l’œil nu sur la plupart des spécimens. En gros plan, un hanneton bicéphale est emprisonné dans un tube à essais. Jensen pénètre dans le périmètre. Il porte sur son dos un chevalet de campagne et sa boîte à peinture. Fulcanelli, en haut d’une tour, supervise les recherches. Il appelle Jensen.

FULCANELLI

Jensen ! Par là !

Il lui indique par geste, le meilleur moyen pour le rejoindre. Jensen remarque Tahira qui cueille des fleurs dans un champ avec d’autres jeunes filles. On dirait une scène de récolte. Elles scandent le rythme régulier de la cueillette en chantant.

SUR LA TOUR DU PERIMETRE / EXT. JOUR

Jensen découvre la vue d’ensemble du périmètre. L’implantation de la végétation semble artistiquement préméditée. La couleur des fleurs balayées par le vent se diffractent à chaque ondulation. L’air est rempli du chant des jeunes filles.

FULCANELLI

J’ai étudié cette zone pendant un mois avant d’avoir l’idée de construire les tours. La vision du site est très différente d’ici.

Jensen observe Tahira. Il écoute Fulcanelli d’une oreille distraite.

JENSEN

Oui !… Oui !…

Tahira arrête sa cueillette pour se désaltérer à sa gourde. Elle regarde en haut de la tour et croise le regard de Jensen. Le peintre détourne les yeux.

FULCANELLI

Vous semblez distrait. Quelque chose ne va pas ?

JENSEN

Non, tout va bien !

Il fait semblant de s’intéresser à la vue.

JENSEN

C’est magnifique !

FULCANELLI (enthousiaste)

Il y a de très fortes variations de couleurs. Je n’arrive pas à expliquer le phénomène. Notre œil est un bien pauvre outil pour étudier des variations chromatiques aussi complexes.

JENSEN

Peut-être en dessinant très rapidement avec des indications de couleurs. Je finaliserai après.

FULCANELLI (autoritaire)

Non ! Je préfère peu d’images très précises à des croquis approximatifs. Vous ne pourrez pas vous empêcher de réinterpréter les couleurs si vous travaillez hors du site.

JENSEN (un peu irrité)

Vous avez raison.

Un fermier appelle Fulcanelli du bas de la tour.

LE FERMIER

Professeur ! Tout est prêt.

FULCANELLI (au fermier)

J’arrive !

Jensen, rêveur, regarde Tahira. Fulcanelli voit que c’est la jeune fille qui distrait son assistant. Il secoue le peintre en grimaçant.

FULCANELLI

Au travail !

EN BAS /EXTERIEUR JOUR

Des fermiers installent des balises de repérage pour quadriller une nouvelle zone. Dans le périmètre, les hommes et les femmes vont et viennent, concentrés sur leurs taches. Fulcanelli encourage les membres de son équipe en passant de groupe en groupe. Du haut de la tour, il ressemble à un bourdon butinant des fleurs.

EN HAUT DE LA TOUR / EXTERIEUR JOUR

Jensen, une image bien avancée sur son chevalet, marque une pause. Il cherche Tahira dans le groupe des cueilleuses. Ne la voyant pas, il scrute le paysage avec le videoscope. Dans son dos, Tahira arrive en haut de la tour et lui tape sur l’épaule.

TAHIRA

Je suis là !

Surpris, Jensen lâche le videoscope qui tombe dans la végétation.

TAHIRA

Toi ! T’es tout le temps en train de m’espionner.

JENSEN, confus,

Moi… !

Il se remet en tremblant à son tableau et regarde le paysage pour le copier. Tahira se place entre lui et son sujet.

TAHIRA

Ton petit manège n’est pas discret.

Jensen essuie son pinceau avec un chiffon.

JENSEN (en baissant les yeux et en rougissant)

J’ai tout le temps envie de vous dessiner.

TAHIRA (surprise)

Me dessiner… Comme si j’étais un insecte. (elle regarde le dessin de Jensen) ou un paysage. Quelle drôle d’idée…

Donation Elephantesque

L’acrobate philanthrope français Christian Chapiron offre 78 roulottes, dont 33 modifiées en baraques foraines multimédias et 17 aménagées en loges d’artistes au Cirque Electrique.

Le directeur du Cirque Electrique, Hervé Vallée, a de quoi se réjouir. Depuis le 9 avril, son cirque est officiellement l’heureux propriétaires de 78 nouvelles roulottes. Cette collection, estimée à plusieurs milliers d’euro, est offerte par l’acrobate philanthrope français Christian Chapiron. Assemblée patiemment depuis plusieurs mois, elle «est l’une des plus importantes au monde», a précisé le Cirque Electrique, et va «transformer le monde du cirque et de la fête foraine». Le don a été accepté mardi par le conseil d’administration de l’Académie de l’Equilibre.

Parmi les 78 roulottes figurent notamment 33 baraques foraines multimédias, 17 loges d’artistes équipées des derniers perfectionnements en matière de modifications corporelles, 14 réserves de costumes et accessoires spéciaux, 14 cabines d’immersion 4D, et un nombre inégalé de roulottes expérimentales, énumère le Cirque.

«C’est un don extraordinaire pour notre cirque et notre ville», s’est félicité le directeur du Cirque Electrique, Hervé Vallée. «Même si le Cirque Electrique est unique dans sa capacité à présenter plus de 50 attractions spectaculaires, nous avons longtemps manqué de cette dimension avant-gardiste. L’avenir du divertissement y sera désormais représenté par ce don d’exception».
Un premier évènement d’envergure est prévu au printemps 2014.

En parallèle de ce don, le célèbre cirque parisien, qui reçoit quelque six millions de visiteurs par an, compte créer un nouveau centre de recherche consacré à des attractions jamais vues, grâce à une dotation non communiquée, financée notamment par Christian Chapiron.

Le célèbre acrobate, âgé de 27 ans, est le fils de Paloma Picasso, co-fondatrices de la multinationale Picasso Inc, spécialisée dans les produits de beauté, dont Christian Chapiron est président émérite. Il est l’un des plus importants mécènes du cirque en Europe.

Christian Chapiron a souhaité faire un «don aux gens qui vivent et travaillent à Paris et à ceux qui viennent du monde entier s’y divertir». «J’ai choisi le Cirque Electrique pour offrir ces roulottes, parce que je pense qu’il est essentiel qu’elles soient vus et surtout utilisées sur l’esplanade de l’un des plus grands cirque du monde», a-t-il ajouté.

Circus movie (script by davidainsworthhall) version 1.0

 

Beginning
Starts with introduction of players. Each one showing the life style and skills of the individual.

Quarter
Big party with interlocking stories/ flash backs to compound the players. The walk home to each one home. Story start about going some were with the circus / go on tour.

Half way
The next day after parting there is a show on under the big top circus tent. Every one is hung over and during the set up for the show fro lights sound bar tent office the attest cleaning then getting ready and dinner before al la French style. Then the show STEAM . With all it magic.

Three quoters
Talk and planing of the road trip with interlocking life styles filler I.E
Some arrest losing mony to do some thing bigger / tie and her daughter / RV and leaving the space empty also with kids and school Ex a love story some were too a fight drugs sex rock and roll
Then the packing for the road trip and a jazz night in the tiger palace
( fontazio ) and ( tie ) with the jap band / the shrine night.

The Last quieter
Road trip leave Paris behind to go some were.

The end
A show some were els.

L’Académie de l’Équilibre cède sa division d’analyse d’urine pour se concentrer davantage sur les arts du cirque

L’Académie de l’Équilibre a annoncé aujourd’hui qu’elle avait vendu UKILIB ® , sa division d’analyse d’urine à une société affiliée de One Rock Capital Partners, de Laurel Crown Partners et de StoneCreek Capital.
« Le dessaisissement de notre entreprise d’analyse d’urine constitue une étape importante dans la stratégie de croissance de  L’Académie de l’Équilibre qui nous permettra de centrer nos efforts exclusivement sur le développement des arts du cirque », explique Philippe Duroc, porte-parole du conseil d’administration de  L’Académie de l’Équilibre.

Le marionnettiste amputé volontaire tire à nouveau les ficelles

Piazollo Illumitati, un marionnettiste de 26 ans amputé volontaire a reçu une prothèse de main restaurant les capacités sensorielles en réception et en émission, grâce à une connexion au système nerveux.

Des chercheurs ont transplanté une main bionique qui restaure la virtuosité des manipulations. La prothèse est connectée au système nerveux par des fils et des électrodes implantées dans les nerfs qui transmettent les informations de et vers une main normale.  L’annonce a été faite le 5 mars par une équipe de l’Académie de l’Équilibre, dirigée par le Dr Silvestro Micera (sur l’image).
Le receveur de cette prothèse, le marionnettiste Piazollo Illumitati, lors d’essais avec un précédent prototype, ressentait la douleur lorsque des aiguilles étaient piquées dans la peau de la prothèse, via ses capteurs. Plus impressionnant encore, en quelques jours, il parvenait à « vouloir » que la main artificielle se déplace comme il le souhaitait.

Le marionnettiste aurait signé, avant cette opération spectaculaire, un contrat très avantageux avec le Cirque Électrique.

Le directeur du cirque cachait un incroyable charnier

Des dizaines d’artistes morts, entassés, en décomposition pour la plupart, dans une odeur à vous lever le cœur, c’est le spectacle qui attendait les contrôleurs de l’Académie de l’Équilibre dans ce cirque parisien, situé à la Porte des Lilas. L’endroit avait été signalé à la Mairie de Paris, qui avait à son tour prévenu les services spécialisés de l’Académie de l’Équilibre. «De toute ma carrière, en une trentaine d’années, je n’avais jamais vu une chose pareille, confiait hier, à la barre, l’un des deux contrôleurs. À la barre, le directeur du cirque, pour s’excuser, explique qu’il traversait alors une mauvaise période, du point de vue personnel.
«Le point positif, dans cette affaire, c’est que vous avez cessé votre activité, et c’est ce que vous pouviez faire de mieux»,  a fait remarquer le représentant de l’Académie de l’Équilibre en réclamant une amende de 1500€, ainsi qu’une interdiction d’exercer la profession de forain durant une durée de cinq ans.

En tournée à travers la France

Une caravane de sensibilisation pour les jeunes en quête de projets d’avenir a entamé, mercredi, une tournée à travers la France. L’opération, dont le coup d’envoi a été donné depuis la Porte des Lilas à Paris, est organisée par le Cirque Électrique avec la contribution de la Direction du travail, de l’emploi et de la Sécurité sociale.

L’objectif de cette initiative est de présenter aux jeunes diplômés des universités et des établissements de formation professionnelle, insuffisamment informés, les avantages de la vie d’artiste.

« Des images terriblement choquantes en 3D. »

La réaction de Paris n’a pas tardé, lundi, après la diffusion du dernier clip du groupe Ithak sur YouTube montrant la trapéziste Tarzana exécuter froidement son numéro sur l’air de « Je fly ». Une réunion s’est tenue lundi après-midi à l’Élysée, avec notamment le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le ministre de la Défense,Jean-Yves Le Drian, et le chef d’état-major des armées, Édouard Guillaud, juste après l’annonce de la diffusion de cette vidéo.

Le Premier ministre, qui venait de quitter l’Élysée à l’issue d’une réunion ministérielle sur les finances publiques, est revenu au palais présidentiel vers 17 heures. Jean-Yves le Drian, l’amiral Édouard Guillaud et le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Francis Delon, ont également franchi les portes de l’Élysée pour cette rencontre, qui n’était pas annoncée à l’agenda du chef de l’État. Tous ont quitté le palais présidentiel après environ une heure.

Le futur du Cirque : un équilibre des canaux on line et off line

Pour les spectateurs qui préfèrent désormais assister aux représentations depuis leur smartphone ou leur portable, le cirque de demain doit apporter une expérience sans limite, physique et temporelle. Ce sont les conclusions d’une enquête réalisée par la plateforme d’études acrobatique du Cirque Electrique.

Au moment où les spectateurs réclament des expériences nouvelles, divertissantes, enrichies et personnalisées, les cirques traditionnels peuvent-ils garder le même visage ? Il est vraisemblable que non. C’est ce que dévoile l’enquête publiée par la plateforme d’études acrobatiques*.

Si un français sur deux avoue utiliser Internet ou son téléphone mobile pour assister à un spectacle de cirque, la possibilité de téléguider à distance les artistes demeure un critère décisif pour les Français. Ils en attendent principalement un gain d’émotions. 15% des spectateurs se rendent spécialement sous des chapiteaux quand ceux-ci proposent des attractions innovantes (comme l’utilisation d’iPad ou de bornes connectées). Une personne sur deux admet par ailleurs opter plus facilement pour un cirque qui innove sur son site (réservations 3D, animalerie virtuelle, spectacles à la carte, réalité augmentée).

Pourquoi cet engouement pour les innovations tous canaux confondus ? Selon le sondage, 65% des Français estiment que ces dernières facilitent leur prise de plaisir. Outre leur praticité, ces innovations sont un critère de sélection pour les spectateurs. 53% d’entre eux déclarent que leur présence les incite à fréquenter un cirque plutôt qu’un autre.

Pour 74% des Français, l’évolution des cirques traditionnels semble donc incontournable. Un quart des personnes interrogées considèrent que les chapiteaux deviendront des lieux dédiés à la représentation de spectacles à la demande,  imaginés et organisés en ligne par les spectateurs eux-mêmes.

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1011 personnes représentatif de la population française, âgé de 6 ans et plus, du 27 au 29 décembre 2012

WARSCHEIN KABARET /// EST-OUEST /// ESCALE

Du 27 au 30 septembre 12
EST OU OUEST – PROCES D’INTENTION
CIE ESCALE – THÉÂTRE GESTUEL

Le face à face explosif d’une femme témoignant de sa vie des deux côtés du mur de Berlin, et d’un présentateur aussi opportuniste qu’inflexible, attise un débat captivant sur le monde mondialisé qui est le nôtre.
Déjanté, politique, participatif, circassien et sans frontières – le spectacle expérimente en live les ressorts de la propagande de l’Est et de l’Ouest et fait voler en éclats quelques idées préconçues.  En prise avec 4 comédiens aux aguets, saurez-vous ne pas rester silencieux ?

Une création de la compagnie Escale, une création collective.

Extrait vidéo sur : http://vimeo.com/45968205


Attention super Critique sur télérama : TTT par Thierry Voisin
Elle a choisi la liberté et la voilà invitée d’un talk-show télévisé. Elle rêvait de manger du chocolat, de créer son entreprise,    d’acheter une belle maison,   et la voilà piégée par le capitalisme.          Martina K., acrobate est-allemande, voit sa vie exposée à la vindicte  populaire dans un procès   où elle doit faire son autocritique puis, vingt ans plus tard, dans une émission en prime time. Toute une histoire, toute une vie ballottée entre deux idéologies. Jouant sur le registre de l’agit-prop, maniant avec malice le vécu (la pièce est inspirée de la vie de Grit Krausse, qui joue son propre rôle  avec force et délectation) et la fiction, la compagnie Escale nous embarque   dans un spectacle insolent, parfois loufoque mais jamais manichéen. Nécessaire, voire indispensable

http://sortir.telerama.fr/evenements/spectacles/est-ou-ouest-proces-d-intention,18816.php

et aussi sur le Canard Enchainé
« Avec trois fois rien, quelques gradins, un mât chinois, un portique à roulettes, cette troupe réussi un spectacle epastrouillant qui fait rire et frissoner (…), intervenir le public de très originale façon et gamberger sur le monde mondialisé qui est le nôtre. »

http://www.escaletheatregestuel.net/

Du jeudi au samedi à 21H et le dimanche à 16H
Tarifs de 8 à 13 € – info/résa : 0954544724 – 0615314490
contact@cirque-electrique.com -

La plateforme d’études acrobatiques du Cirque Electrique signe la couverture de la Porte des Lilas

La couverture de la porte des Lilas, fondation du Cirque Electrique, a été réalisée de 2005 à 2007 pour un coût de 99 M€ TTC, hors aménagements de surface, financé par la Ville de Paris, à hauteur de 47,41 M€, avec la participation de la région Île-de-France (subvention de 29 M€) et de l’État (subvention de 22,59 M€).

Les chapiteaux du Cirque Electrique qui surplombent l’entrée du tunnel de la Porte des Lilas symbolisent l’activisme de la Ville de Paris et la volonté de nos élus d’atteindre, dans un avenir proche, l’équilibre optimum.

La Ville de Paris, maître d’ouvrage de l’opération, s’est appuyée sur une assistance à maîtrise d’ouvrage assurée par le personnel au sol du Bureau des Prévisions. Le maître d’œuvre est la plateforme d’études acrobatiques du Cirque Electrique (PEACE).

Sécurisation de l’enceinte circulaire et mise à niveau

Le clown attaque directement son sujet avec véhémence. Il prend les spectateurs à témoin comme s’ils connaissaient déjà les raisons de son irritation.  Il semble avoir le plus grand mal à contenir son agacement face à la passivité des personnes à qui il s’adresse.
 Selon le document d’évaluation du Bureau des divertissements, qu’il agite nerveusement sous le nez des spectateurs du premier rang, le résultat serait trop éloigné de « la distraction pure », principal objectif de l’attraction.
Ce document très critique distribué au public à l’entrée du chapiteau passe en revue, avec preuve en images, les principaux griefs du Bureau des divertissements.
Le clown attire l’attention du public sur les pages les plus significatives du document. Selon lui, l’attraction ne remplirait pas son rôle de dérivatif aux problèmes et aux angoisses de nombreux spectateurs.
Le clown rappelle que son institution est présente dans toutes les enceintes circulaires pour contrôler, informer, conseiller et décider. Les missions du Bureau des divertissements sont étendues tout comme ses moyens d’action. Son statut de clown lui donne le droit d’entrer dans les salles de spectacle pour constater les manquements au devoir de distraire.
Après avoir insisté sur le fait qu’il est primordial d’assurer, quelles que soient les circonstances le délassement immédiat du public, le clown déclare qu’il est soumis à un certain nombre d’obligations  et de droits, en tête desquels la possibilité d’utiliser la peinture de guerre contre les obstacles à l’exercice de sa mission.
Le directeur du cirque auquel s’adressent ces critiques, accompagnées de menaces, s’excuse au nom de sa troupe pour les infimes modifications apportées au projet et il rappelle que l’attraction qui commence dans quelques minutes sera exécutée  dans le respect des règles de sécurité, des coûts et des objectifs prévus initialement.
Le directeur demande ensuite à tous de faire silence pour entrer en phase avec la Grande Harmonie qui unifie les Arts du cirque partout dans l’univers. Le son de la Grande Harmonie augmente dans le silence. Il s’agit du bruit du périphérique auquel s’ajoute celui des climatisations géantes de la DST.
La vibration continue du boulevard périphérique, captée en direct, lentement amplifiée, devient une douce mélodie apaisante.
  Des spécialistes de l’équilibre bardés d’appareils de mesure et équipés de niveaux laser investissent la piste. Ils s’affairent à vérifier la conformité des équipements. Ils prennent la mesure des surfaces et des inclinaisons, inventorient leur matériel en flight-cases, font un ultime debriefing avant de grimper dans les structures pour mettre en route les générateurs d’énergie de l’installation. Les lignes électriques sous tension s’allument le long des traverses. Partout des diodes clignotent pour valider chaque étape de la mise en route.

Profitant des intermèdes d’obscurité pendant la validation des tests de sécurité, des marchands à la sauvette se faufilent dans les gradins. Ils tentent de vendre avec insistance divers produits indispensables, selon eux, au voyageurs en quête d’équilibre. Pointeurs laser, lunettes, ballons à gonfler munis de sifflets, bonbons, miroirs, stylos, masques, téléphones portables sont proposés à prix discount.

Un spécialiste en équilibre sur une barre suspendue au dessus des gradins explique aux spectateurs qu’en cas de modification du programme, ils seront amener à se déplacer dans les gradins durant l’attraction. Dans cette éventualité, une simulation de déplacement d’une partie des personnes présentes est supervisée par l’équilibriste . Il s’agit d’éviter, à titre préventif, tout risques de panique.

Pendant ce temps, la check-list des principaux éléments de l’attraction, testés l’un après l’autre se termine. L’équilibre est optimum. L’attraction peut commencer.

Les écrans diffusent des images démonstratives sur la dangerosité d’un environnement sans repère, sans quadrillage et sans horizontalité.

Le Cirque Electrique propose une attraction à « monter soi-même ». Comment ça marche ? On choisit son chapiteau, son numéro et hop ! Ils arrivent à la maison.

  • Trois modèles d’attractions à taille modulable : Trapéze Contorsion, Hoola!hoop Expérience, Rola-rola Sensation. Derrière ces noms se cachent trois ambiances de cirque différentes.
  • Pour vous guider dans votre choix : des photos, une description détaillée des numéros ainsi que la liste complète des accessoires qui vous seront livrés. Ensuite, il suffit simplement de sélectionner la taille de son chapiteau parmi les trois formats disponibles : 50 m², 105m² ou plus selon vos possibilités d’aménagement.

    Pour que votre installation se passe dans les meilleures conditions, trois formules de livraison sont proposées. Vous pouvez choisir d’installer tout vous même : à vous alors de vous débrouiller avec les plans, notices et conseils d’installation. Pour les moins aguerris, vous pouvez vous assurer les conseils d’un directeur de cirque qui vous accompagnera pendant l’installation.
Et pour ceux qui n’ont pas de temps du tout : une équipe prend en charge la réalisation complète de l’attraction.

 Tous les matériaux manufacturés sont sélectionnés selon une politique de respect de l’environnement.

Cette proposition est limitée à la France métropolitaine (six à dix semaines de délai de livraison).